FORMULE MONOMILL
Nouvelle réalisation de modélisation historique signée J3DMODDING, ce projet met en lumière un véhicule de course appelé à marquer durablement le sport automobile en France : la Formule Monomill. Cette modélisation inédite et exclusive restitue avec précision une petite monoplace au concept novateur, pensée pour démocratiser l’accès à la compétition automobile.
Véritable jalon de l’histoire du sport automobile français, la Formule Monomill fut la première formule de promotion mono-marque nationale, ouvrant la voie à une nouvelle approche de la compétition, plus accessible et structurée. Sa reconstitution numérique s’inscrit dans une démarche patrimoniale rigoureuse, visant à préserver l’héritage d’un modèle fondateur et à valoriser son rôle déterminant dans l’émergence des filières de formation en monoplace.
PRÉSENTATION
C’est après la 2ème guerre mondiale que l’idée germa de créer une petite voiture de course à moindre frais, pour relancer le sport automobile.
Dès 1946, les premiers RACER 500 voient le jour en Angleterre, tous équipés de moteur de moto transformé et allégé tournant à 8000 tours/minutes.
Progressivement, certains pilotes souhaitent voir évoluer le RACER 500 pour une cylindrée plus forte, les moteurs de 750 cm3 étaient alors les plus utilisés.
L’arrivée en 1954 de la FORMULE MONOMILL va sonner le glas des RACER 500.
La FORMULE MONOMILL est une formule de promotion, certainement la plus originale et la plus équitable qui vient d’être inventée.
Ce nouveau bolide, pratiquement identique à une RACER 500, se dote d’un moteur plus puissant avec une cylindrée de 850 cm3.
Cette formule proposera l’un des premiers championnats mono-marque jamais créés.
MONOMILL est un acronyme qui veut dire : monotype moins de mille centimètres cube. C’est à dire une formule de promotion unique dotée d’un moteur de moins de 1000 cm3.
Ce nouveau bolide dispose non seulement d’un moteur plus puissant, mais aussi de meilleurs freins et de meilleures suspensions.
Il faut dire que la conduite reste périlleuse à chaque instant. La voiture tourne souvent sur 3 roues dans chaque virage.
La position de conduite, relativement basse, et le fait que la voiture dispose de peu d’éléments de sécurité, font que le pilote risque sa vie à chaque moment.
La construction était plus rapide car le moteur n’avait pas besoin d’avoir une réduction de cylindrée, les 850 cm3 offrait déjà une puissance de 55 chevaux !
Les voitures étant toute en location, en début de course, on effectué un tirage au sort pour désigner chaque pilote sur chaque voiture..
En 1954, les premières courses vont commencer avec 16 FORMULE MONOMILL en piste.
Puis les épreuves suivantes vont accueillir jusqu’à 30 pilotes automobiles. Elles vont remporter un vif succès auprès du public et de la presse nationnale.
C’est la première fois que des courses automobiles sont proposées avec une seule voiture identique, c’est la naissance du championnat mono-marque.
Contrairement aux courses automobiles des années précédentes, on voit ici pour la première fois, des pilotes se battre à arme égale avec des véhicules strictement identiques.
Avec ce succès grandissant, les courses automobiles de FORMULE MONOMILL s’exporte en Tunisie, sur le circuit du Belvédère de Tunis ainsi qu’au Sénégal, à Dakar.
Malheureusement, l’aventure s’achèvera rapidement… quelques mois après de cette année 1955 !
En effet, la catastrophe tragique lors des 24h du Mans du 11 juin 1955 va mettre fin a l’expérience.
L’ampleur de ce drame va provoquer dans l’opinion publique un vif mais bref sentiment de rejet pour le sport automobile, que ce soit en France ou dans d’autres pays européens.
Plusieurs gouvernements allèrent même jusqu’à interdire les compétitions automobiles sur leur sol, comme par exemple en Suisse.
C’est ainsi que, du jour au lendemain, toutes les FORMULE MONOMILL produites seront vendues et le championnat va s’arrêter net.
Les voitures seront par la suite achetées par des passionnés qui vont continuer à rouler avec de 1957 à 1959.
On verra ainsi les dernières FORMULE MONOMILL sur des tracés mythiques comme ceux de Caen, Montlhéry, Pau et Rouen.
Certains de ces modèles seront modifiés et dotés de moteur de 1000 cm3.
Ces formules désormais hybrides tenterons leur chance dans les nouveaux championnats de FORMULE JUNIOR à partir de 1958, mais sans succès !
Pendant les saisons de course en 1959 et 1960, ces dernières rempliront les grilles de départ des FORMULE JUNIOR 1000 en France et à l’étranger.
Une partie de ces bolides finiront dans les premières écoles de pilotages, dont notamment celle du circuit de Montlhéry, qui s’équipera à moindre frais avec ces bolides désormais obsolètes.
Les quelques modèles restant seront mis en stockage pendant plusieurs dizaines d’années. On peut ainsi revoir parfois ces véhicules restaurés dans certains meetings historiques.
Mais, malgré une durée de vie relativement courte, la FORMULE MONOMILL marquera indéniablement l’histoire du sport automobile en France.
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
Motorisation : moteur Flat-twin Panhard
Puissance : 55 chevaux
Couple : 114 Nm
Boite de vitesse : 4 rapports manuels
vitesse maxi : 175 km/h
Châssis : Châssis tubulaire
Freins : 4 tambours non assistés à évacuation thermique accélérée ETA : les tambours dépassent de la roue et sont dotés d’ailettes de refroidissement.
Pneus : Michelin XAS FF 155 / HR 15 82 H TT
Transmission : boîte 4 vitesses, sans différentiel autobloquant
Poids : 310 kg








